Il y a mes amies, et il y a Louise.
Elle a beau avoir beaucoup grandi, être en secondaire trois, couper
les cheveux de ses barbies, avoir enfiler ses culottes par-dessus ses
pantalons, faire style de couper sa webcam, avoir jouer au lions dans
les prés à quatre ans, se lisser les cheveux, piquer des crises lorsque
ceux-ci frisent, crever de trouille devant un film d'horreur, détester les
maltesers, se pisser dessus lorsqu'elle rit, faire le tour du quartier pour
trouver son portable dans la neige qui était à dix mètres d'elle, se foutre
de ma gueule parce que je glisse et glisser deux mètres plus tard, être
toujours aussi blonde, travailler les jours où il ne faudrait pas, chanter
disturbia à tue-tête, faire des slaloms entre les arbres et les réverbères
sur le chemin de l'école, hurler dans la rue, courir après les moutons,
faire la strip-teaseuse au milieu de la rue, se mettre en mode écolo' et
trouver un ami branche d'arbre, Elle sera toujours ma première amie.
Je t'aime Louisette ma chevrette. Quatorze ans qu'on se supporte. ♥
Le temps passe, les amis restent.